Il y a une vingtaine d’année, j’avais pris pour mot d’ordre emblématique de ma campagne aux élections législatives cet aphorisme de Paul Éluard complété par les élèves de 6ème spéciale de Chatillon sur Chalaronne (AIN) en 1992

« La Terre est bleue comme une orange, Gardons la verte et sans pépin ! »

Aujourd’hui, je pense qu’il faudrait le modifier ainsi :

« Arrêtons de la presser comme un citron ! »

Car c’est bien ce qui se passe ou qui se prépare. Partout dans le monde, y compris en France.


On va chercher le pétrole tout au fond des mers dans le golfe du Mexique avec à la clé, la désastreuse marée noire que l’on a connue (5 millions de barils rejetés en trois mois….) Au nord-ouest de Madagascar, le groupe Total prévoit d’extraire du pétrole de sables bitumeux dans une région qui a été classée « patrimoine de l’Humanité » par l’Unesco, alors que, avec l’exemple du Canada, l’on connait les dégâts environnementaux que peut produire une telle extraction : immenses mines à ciel ouvert, pollutions des rivières et des nappes phréatiques à l’arsenic, aux métaux lourds, … (Voir l’article de Tom Levitt dans le dossier consacré à l’énergie du dernier numéro de L’écologiste, Juin-Août 2011).
Profitant des « progrès » dans les techniques d’extraction et du réchauffement de la région qui libère des glaces de plus grandes portions d’océan pendant des périodes plus longues, on s’apprête à puiser massivement dans des gisements de pétrole et de gaz de l’Arctique alors même qu’il n’existe à l’heure actuelle aucun moyen, ni aucune méthode pour faire face à une marée noire dans l’Arctique et ses eaux glacées. Comme le titre un autre article de ce même numéro de L’écologiste, « Le pétrole ou l’Arctique, il faut choisir ». J’ai bien peur que le choix soit déjà fait. Les automobiles ont soif et même si le coût en est élevé, cette extraction est rentable. Avec un accroissement continu de la demande mondiale, elle le restera.
En France enfin, bien que la mobilisation des populations des territoires concernés, des associations de défense de l’environnement et des écologistes ait réussi à stopper la recherche des gisements de gaz de schiste, le combat n’est pas gagné. Ce « pétrole du désespoir » comme l’a si justement nommé une élue, dont les réserves sont, paraît-il, énormes fait saliver beaucoup trop de compagnies et de décideurs politiques, inconscients des ravages écologiques que leur exploitation entrainerait ou plutôt prêts à les admettre, les unes pour le profit de leurs actionnaires, les autres au nom de la sacro-sainte nécessité de la croissance économique.
Mardi 2 Août 2011 Commentaires (3)

Au quotidien

La dernière séance plénière de la Commission locale d'information (CLI) sur le démantèlement des installations nucléaires du CEA s'est tenue à Châtillon le 27 avril dernier. Au sortir de cette commission mon sentiment est mitigé. Seule bonne nouvelle, la ventilation et donc la pressurisation du bâtiment 18 de l'INB 165 sera refaite à neuf.


Action antinucléaire à Fontenay-aux-Roses
Action antinucléaire à Fontenay-aux-Roses
Des délais non tenus

De toutes les questions qu'avaient soulevées le commission que je préside et que le président de la CLI avait reprises dans sa lettre à la directrice du CEA de Fontenay-aux-Roses, beaucoup restent sans réponse. Nous aurons cependant appris que les délais de 2018 prévus par le second décret autorisant les opérations de démantèlement ne seront pas tenus et qu'un nouveau décret sera nécessaire.
Nous avons appris aussi qu'une partie des bâtiments ne seront pas totalement assainis. Il n'est pourtant pas si loin le temps où les promoteurs de l'opération nous expliquaient qu'après démantèlement « on pourra pic-niquer sur le site » : 1999 ! Il en sera de cette rodomontade des nucléocrates comme de toutes les autres : les faits l'ont démentie.
De même que les délais prévus initialement ne sont plus qu'un souvenir que même Monsieur Ricoul présent le 27 avril et qui exerçait déjà à l 'époque semble avoir oublié. Tout devait être fini en 2010.... La directrice actuelle semblait ne pas le savoir. Il faut dire qu'au CEA de Fontenay-aux-Roses, bien des directeurs se sont succédés avant elle.
Les raisons de ce retard considérable : les difficultés de l'entreprise, l'absence de solution pour le retraitement et l'évacuation de certains types de déchets, l'engorgement des filières.

Un coût exorbitant qu'il sera difficile de connaître.

Parce que très élevé, trop élevé pour être avoué. Ici comme dans les autres aspects, la transparence tant vantée et qui était sur toutes les lèvres des représentants du CEA n'était pas dans les paroles. On nous a dit que pour les opérations restant à réaliser, il fallait compter environs 450 millions d'euros, hors « aléas ».... Mais aucun d'eux ne voulait ou ne savait ce que l'opération avait déjà couté!!!! On doit avoir déjà dépensé au moins autant, ce qui porterait le coût à un milliard d'euros....

Dimanche 1 Mai 2011 Commentaires (1)

La vie est apparue sur Terre lorsque la radioactivité résiduelle a été assez faible pour lui permettre de se développer et que s'est constituée dans l'atmosphère une protection efficace contre la radioactivité des rayons cosmiques. Tout ajout de cette radioactivité, si minime soit-il, est une atteinte à la vie, brutale ou insidieuse. Les radionucléides artificiels empoisonnent la Terre. L'industrie nucléaire est mortifère. Il faut l'interdire.


La catastrophe nucléaire de Fukushima nous rappelle, Ô combien douloureusement, que les catastrophes nucléaires ne sont pas comme les autres. Elles ne sont pas locales mais ont des conséquences globales. Elles concernent le présent mais aussi le futur. Elles ont même des effets sur les enfants à naître. Autour des centrales accidentées, les terres sont stérilisées. La contamination concerne à des degrés divers toute la planète. Elle dure des siècles sans que l'on puisse l'éliminer.

Jeudi 31 Mars 2011 Commentaires (0)

250000 manifestants contre le nucléaire en Allemagne Samedi 26 mars 2011. En France, le pays le pus nucléarisé d'Europe, faudra-t-il attendre qu'une partie de l'hexagone soit transformé en désert radioactif et que nous ayons pollué le reste de l'Europe pour que l'on change de politique énergétique?


« Fukushima nous exhorte à éteindre tous les réacteurs »

Avec ce mot d'ordre, ils étaient 120 000 à Berlin, 50 000 à Hambourg, 40 000 à Cologne, 40 000 à Munich. Partout en Allemagne, les gens se sont mobilisés pour l'abandon définitif du nucléaire. Le chef de la Grande centrale syndicale allemande (DGB) a pris la parole à a pris la parole à la tribune à la fin de la manifestation "Il y avait consensus pour la sortie du nucléaire, que le gouvernement Merkel a rompu en septembre dernier. Nous ne pouvons pas tolérer cela, nous réussirons à obtenir la sortie immédiate du nucléaire. C'est ensemble que nous avons la force. On ne se laissera plus endormir. Cela ressemble à un changement d'époque"a-t-il déclaré.

La manifestation à Berlin
La manifestation à Berlin
Dimanche 27 Mars 2011 Commentaires (0)

les résultats des mesures par les laboratoires indépendants concordent avec celles annoncées par les organismes officiels : aucune contamination radioactive décelable dans l'air en France, hier. Mais la Criirad s'indigne : les chiffres relatifs à la contamination sont confisqués par les états et ne sont pas divulgués en temps réel et utile.


Voici le communiqué de la Criirad
Jeudi 24 Mars 2011 Commentaires (0)

« Si des centrales sont construites au Japon en zone sismique, il n'y a pas de raison de ne pas en construire en Inde. » déclarait un responsable d'AREVA l'an dernier alors que sa société sur injonction d'un Sarkosy totalement irresponsable avait réussi à fourger deux réacteurs à construire dans la région de Jaïtapur qui a subi en 1993 un séisme de 6,3 sur l'échelle de Richter et dont on sait qu'elle pourrait être touchée par des tremblements de terre allant jusqu'à 7 sur cette échelle.


Accident nucléaire consécutif à un séisme  : Aujourd'hui le Japon, demain l'Inde? la France?
Dimanche 13 Mars 2011 Commentaires (0)
Dampierre en Burly
Dampierre en Burly
On peut lire dans Réseau Énergie, la lettre du SIGIEF (Syndicat intercommunal pour le gaz et l'électricité en Ile de France (02/2011/p.2) : « Il y avait plus de six ans que les cinquante-huit réacteurs nucléaire d'EDF n'avaient pas tous été « raccordés au même moment au réseau électrique ». Le groupe public d'électricité a annoncé la nouvelle le 10 janvier dernier. C'était la première fois depuis 2004, et la seconde depuis la construction du parc, que se produisait un tel événement. Mais celui-ci n'aura finalement duré que trois jours. Dès le jeudi 13, en effet, un réacteur de la centrale de Dampierre-en-Burly (Loiret) tombait en panne pour 24 heures de façon tout à fait imprévue »
Le directeur du parc nucléaire d'EDF y voit pourtant une « vraie prouesse industrielle ». Cette éphémère « prouesse » aurait « nécessité l'engagement de tous les salariés d'EDF et de [ses]sous-traitants, qui ont travaillé en continu, y compris le 31 décembre et le 1 janvier » Une mobilisation sans précédent donc, pour un résultat bien mince....
Après cet « exploit », on soutiendra non sans sans vergogne que ces centrales sont « fiables », si fiables qu'EDF veut convaincre l'ASN (Autorité de sûreté nucléaire) d'autoriser la prolongation de leur vie de 50ans contre 30, prévus actuellement. Le coût de cette prolongation serait de 3, 5 milliards d'euros par ans. Investissement considérable donc, mais sans doute moindre que les sommes que nécessiteront l'arrêt et le démantèlement de ces centrales qu'il faudra bien réaliser un jour, de toute façon. Qui va payer? Qui après cela peut encore soutenir que l'électricité d'origine nucléaire est bon marché? Et qu'en sera-t-il de la sûreté de ces installations vieillissantes et rafistolées? Les récentes alertes du Réseau « Sortir du Nucléaire » fournissent une réponse aussi édifiante qu'alarmante à cette dernière question.
Photo : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Dampierre-en-Burly
Mardi 8 Mars 2011 Commentaires (0)

Le Président du FMI, VRP du capitalisme financier, Dominique Strauss Kahn aurait parcouru en moyenne depuis le début de son mandat, 500 000 km par an en avion bien entendu. Et ses hagiographes se gargarisent avec ce chiffre. Il n'y a vraiment pas de quoi être fier, pourtant...Sa seule empreinte écologique doit équivaloir à celle de toute la population d'un de ces pays pauvres qu'il faut « soigner » à la mode des capitalistes.


En s'en tenant au cas du Maghreb, tout ce kérosène dépensé par exemple pour :

  • le 18 novembre 2008 à Carthage, féliciter le président Zine El Abidine Ben Ali pour la pertinence de ses choix économiques : « Je m'attends à une forte croissance en Tunisie cette année, la politique économique adoptée ici est une politique saine et constitue un bon modèle à suivre pour de nombreux pays émergents. »,
  • le 3 novembre 2010, à Alger, déclarer en compagnie d' Abdelaziz Bouteflika que « les résultats de la croissance de l'économie algérienne au cours de ces dix dernières années sont « impressionnants ». Qu'en pensent les algériens qui tentent de manifester?
Mardi 15 Février 2011 Commentaires (0)

Dimanche 6 février, un train de déchets hautement radioactifs a quitté le Nord de l'Italie pour rejoindre La Hague, en Normandie, traversant la France en catimini.

Sans l'appel à mobilisation du Réseau Sortir du nucléaire et de Sud Rail, qui ont publié les horaires et le trajet, ni la population ni même les élus n'auraient été informés.

Au petit matin, le convoi a traversé la région parisienne... en empruntant les voies du RER C !

Le Réseau "Sortir du nucléaire" publie sur son site des images exclusives montrant que le train de déchets nucléaires a stationné en gare de Versailles Chantiers le long d'un RER à l'arrêt, occupé par des passagers, pendant au moins deux minutes à 7h02 ce 08 février 2011.

Les personnes sur le quai se trouvaient à moins de 7 mètres des déchets radioactifs.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" et SUD-RAIL se félicitent d'avoir réussi à organiser une dizaine de mobilisations le long du trajet en quelques jours et d'être parvenus à rendre public ce convoi.


Un convoi de déchets nucléaires italiens... sur les voies du RER C
Voici une des photos du convoi en gare de Versailles Chantier. Au fond à gauche, une rame du RER à l'arrêt avec un des wagon occupé par une personne, à quelque mètres donc des déchets radioactifs.
Pour voir d'autres photos et les commentaires du Réseau cliquer sur l'image
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Mardi 8 Février 2011 Commentaires (0)

Négociation marathon en quasi solitaire avec Maurice Leroy, annonce d'un accord au mépris de l'avis des composantes de sa majorité.... Alors que celle-ci freinait des quatre fers, Huchon accélérait le tempo et se retrouvait seul pour capituler.


J. P. Huchon (à droite) vient de signer contre son camp.
J. P. Huchon (à droite) vient de signer contre son camp.
Les négociations entre le Président de la Région et le représentant de l'état, Maurice Leroy se sont déroulées dans un climat de suspicion. Les Verts ont dénoncé une « négociation solitaire ».
Les Verts, des socialistes et des communistes ont reproché en outre à Huchon d'avoir reçu le mardi 18 des propositions d'accord de Maurice Leroy et de les avoir examinées dans la précipitation et en petit comité. « Il y a des documents qui sont vus par deux personnes en cinq jours ». Rappelons que début décembre suite à une plainte d'un militant UMP le rapporteur public a recommandé au Conseil d'État l'annulation de la réélection de Jean-Paul Huchon et son inéligibilité pour un an, en raison d'une campagne d'information (Ô ironie...) sur les transports en commun franciliens jugée litigieuse dans le contexte électoral. Le Monde rapporte que « sous couvert d'anonymat des élus de gauche évoquent les embarras judiciaires de M. Huchon pour tenter d'expliquer sa volonté d'aller à tout prix à l'accord » Huchon s'en est défendu mais cela n'a pourtant pas empêché certains de croire que, dans de telles conditions, le devenir du Plateau de Saclay n'a pas dû peser bien lourd.
Certes le constat d'un désaccord sur la question du devenir du Plateau de Saclay figure dans le protocole État-Région mais comme le regrettent Europe-Écologie Les Verts, « l'accord laisse les mains libres à la Société du Grand Paris pour aménager comme elle l'entend le Plateau de Saclay au mépris de l'avis des citoyens et des élus locaux. » Et Valérie Pecresse peut déclarer triomphalement que « le tracé finalement retenu, qui reprend à 90% celui initialement proposé par le gouvernement, répond aux attentes des Franciliens (...) avec une nouvelle offre de transports en rocade autour de Paris et des liaisons rapides avec les aéroports et les centres de décisions économiques et scientifiques » et ajouter comme un défi qu'elle veillera tout particulièrement à «  l¹Etat tienne les engagements du président de la République de desserte adaptée du plateau de Saclay qui doit être à moins de 30 minutes de Paris et à moins de 50 minutes de aéroport Charles-de-Gaulle»
Photo : Secrétariat général du CIV Agence Urba Images

Jeudi 27 Janvier 2011 Commentaires (0)
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